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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 00:00

Abane Ramdane   

Abane Ramdane est l'un des acteurs majeurs de la guerre d'Algérie.


Né en 1920 à Azouza, village de Larbaa Nath Irathen (Tizi Ouzou) en Kabylie (Algérie). Issu d'une famille modeste, il obtient le Baccalauréat en 1941au lycée Duveyrier de Blida. Il est d'abord sous-officier dans l'armée francaise pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1943, il entre au PPA et à l'OS.

Arrêté en 1951, il est condamné à 6 ans de prison d'ou il organise une série de grèves. Libéré en 1955, il rejoint aussitôt le FLN. Il trace alors les grandes lignes du mouvement révolutionnaire et est organise le congrès de La Soummam. Les grandes lignes de son projet consistent à créer un État dans lequel l'élément politique l'emporte sur l'élément militaire. Il a également opté pour le pluralisme politique et linguistique en Algérie. Principal organisateur avec Ben M'hidi du congrés de la Soummam le 20 Aout 56, Abane Ramdane etait connu comme un fin politicien, mais son franc-parler et sa grande instruction, outre sa vision moderne de la future Algerie indépendante lui valent des inimitiés. Victime des luttes internes entres les colonels, partisans du pouvoir militaire, et les défenseurs du primat accordé au politique, il est isolé puis attiré dans un guet-apens au Maroc. Sur l'ordre des "colonels" du CCE , notamment Lakhdar Ben Tobbal, Abdelhafid Boussouf et Belkacem Krim, Abane y est étranglé le 26 décembre 1957. Belkacem Krim niera plus tard avoir approuvé le projet de la liquidation d'Abane. En fait, une vingtaine de dirigeants de l'époque dont Ahmed Ben Bella avaient approuvé l'exécution de cet héros national dont le projet de société reste toujours à construire.

Abane Ramdane (1920-1957) voit le jour le 20 juin 1920 à Azouza dans la commune de Larbaa Nath Iraten appelée alors Fort National (Tizi-Ouzou). Il passe une enfance heureuse au sein d’une famille relativement aisée, dans une société villageoise rongée par la pauvreté et la misère. Ecolier doué, il est remarqué par son maître pour ses bons résultats, mais aussi et déjà pour sa forte personnalité et son caractère entier. Au collège colonial de Blida où il effectue de brillantes études secondaires, il prend conscience du sort inique fait à son peuple. Au contact d’autres jeunes Algériens, se forge alors et se cimente sa conscience politique et nationale. Après avoir obtenu son baccalauréat, il est mobilisé et affecté, avec le grade de sous-officier, dans un régiment de tirailleurs algériens stationné à Blida, en attendant le départ pour l’Italie. Démobilisé, il entre au PPA et milite activement tout en travaillant comme secrétaire de la commune mixte de Châteaudun du Rhummel (Chelghoum Laïd). Fortement marqué par les massacres du 8 mai 1945, il abandonne ses fonctions, rompt définitivement avec l’administration coloniale et entre en clandestinité pour se consacrer corps et âme à la cause nationale au sein du PPA /MTLD. Il est désigné, en 1948, comme chef de wilaya, d’abord dans la région de Sétif, puis dans l’Oranie. Durant cette période, il est également membre de l’organisation spéciale (OS), bras armé du Parti, chargé de préparer la Révolution. Recherché par la police coloniale dans l’affaire dite du « complot de l’OS » (1950), il est arrêté quelques mois plus tard dans l’ouest du pays. Il est jugé en 1951, après avoir subi plusieurs semaines d’interrogatoire et de torture, et condamné à 5 ans de prison, 10 ans d’interdiction de séjour, 10 ans de privation des droits civiques et 500 000 francs d’amende pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’état ». Commence alors un long calvaire dans les prisons coloniales d’Algérie (Bougie, Barberousse, Maison Carrée) et de métropole. Après un court séjour aux Beaumettes (Var) au début de l’année 1952, il est transféré à Ensisheim (Haut Rhin, Alsace) dans une prison de haute sécurité. Soumis à un régime de détention, de droit commun, extrêmement sévère, il entame l’une des plus longues grèves de la faim jamais connues dans les prisons françaises. A l’article de la mort, il est soigné et sauvé in extremis, et obtient gain de cause. Prisonnier politique, il est transféré en 1953 à la prison d’Albi dans le Tarn (Sud ouest de la France) où le régime carcéral, plus souple, lui permet de s’adonner à son loisir favori, la lecture, qui lui permet de forger sa culture et sa formation politiques. Il y découvre, notamment, la condition injuste et dramatique faite à la nation irlandaise, à maints égards semblable à celle que subit le peuple algérien depuis plus d’un siècle, et le sort d’Eamon de Valera qui connut, comme lui, les geôles de l’oppresseur britannique. Transféré à la prison de Maison Carrée au cours de l’été 1954, il est régulièrement tenu au courant des préparatifs de Novembre. Il est même désigné d’office comme l’un des douze membres d’un comité chargé de prendre en mains les destinées de la résistance algérienne contre le régime colonial, pour l’indépendance de l’Algérie. C’est à ce titre que les dirigeants de la zone III (Kabylie, future Wilaya III historique) prennent contact avec lui quelques jours après sa sortie de prison, le 18 janvier 1955, alors qu’il est assigné à résidence à Azouza. Après quelques jours passés auprès de sa mère paralysée, il quitte Azouza, entre en clandestinité et prend en charge la direction politique de la capitale. Son appel du 1er avril 1955 à l’union et à l’engagement du peuple algérien, signe l’acte de naissance d’un véritable Front de libération et son émergence en tant que mouvement national. Il y affirme son credo unitaire, « la libération de l’Algérie sera l’œuvre de tous », qu’il n’aura de cesse que de mettre en œuvre. Travailleur infatigable, organisateur hors pair, il devient vite l’âme de la direction intérieure installée à Alger. Chargé des questions d’animation de la Révolution au niveau national en assurant la coordination interwilayale, il anime également la liaison avec la Délégation Extérieure du FLN établie au Caire, les fédérations de France, de Tunisie et du Maroc. Il a ainsi, la haute main sur toutes les grandes questions d’ordre national et international. Il consacre également son énergie à organiser et à rationaliser la lutte, et à rassembler toutes les forces politiques algériennes au sein du FLN pour donner à la « rébellion » du 1er novembre la dimension d’un grand mouvement de résistance nationale et l’allure d’une fière et digne révolution. Secondé par Ben Youssef Ben Khedda, il impulse la création d’El Moudjahid, le journal clandestin de la Révolution, de l’hymne national, Quassaman, appuie la naissance des organisations syndicales ouvrière (UGTA), commerçante (UGCA) et estudiantine (UGEMA), qui deviendront, elles aussi, un terreau pour la Révolution. Il met également en chantier et supervise la rédaction d’une base doctrinale destinée à compléter et à affiner les objectifs contenus dans la Proclamation du 1er Novembre. Appuyé par Ben M’hidi, il fait adopter au Congrès de la Soummam du 20 août 1956 un statut pour l’armée de libération nationale (ALN) qui devient ainsi une armée révolutionnaire moderne, respectueuse des lois de la guerre, et surtout une plateforme politique dans laquelle est affirmée la primauté du politique sur le militaire et de l’intérieur sur l’extérieur. Il est désigné comme l’un des 5 membres d’un directoire politique national (CCE), chargés de coordonner la Révolution et d’exécuter les directives de son conseil national (CNRA) créé à cet effet. Durant la bataille d’Alger, de concert avec Larbi Ben M’hidi chargé de superviser l’action militaire, il coordonne l’action et la propagande politiques en direction de la population algérienne. En mars 1957, après l’arrestation et l’assassinat de Ben M’hidi, il quitte Alger quadrillée par la 10eme division parachutiste du général Massu, avec les 3 autres membres du CCE, pour se mettre à l’abri de la répression terrible qui s’abat sur la population algéroise et l’encadrement du FLN. Il gagne Tunis via le Maroc, après une longue marche de plus d’un mois, et la traversée de tout l’ouest algérien. Dans la capitale tunisienne, il se heurte aux colonels de l’ALN. A ces derniers qui investissent en force les organes dirigeants de la Révolution (CCE et CNRA), il reproche une dérive autoritariste et l’abandon de la primauté du politique et de l’intérieur, adoptée à la Soummam. Attiré dans un guet-apens organisé par les colonels du CCE (Krim,Boussouf, Ben tobbal, Mahmoud Chérif,Ouamrane) encouragés par Ben Bella alors détenu à la prison de la Santé, il est sauvagement assassiné le 27 décembre 1957 dans une ferme proche de la ville marocaine de Tétouan. Son corps, disparu, est symboliquement rapatrié en Algérie, en 1984, pour être "inhumé" au carré des martyrs du cimetière d’El Alia, à Alger. Le projet soummamien de ce héros national (république citoyenne fondée sur le primat du politique, transcendant les identités et les croyances...)est d'une brûlante actualité dans l'Algérie du début de ce XXIe siècle.   

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Published by hardeur - dans Histoire
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mr 03/12/2006 20:42

3tik essaha merci pour ce peti cours dhistoire
ca nous change des livre dhistoire de l'ecole
merci

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